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Est le nom de celui qui vient.
Le temps n'est pas sommaire ou idéal pour lui.
À peine une limite, un équinoxe rouillé.
Je deviens Peskara du Mortier.
L'envié des foules romaines.
Ivres de sang.
Dispersées dans le Colosseum impuissant.
Je les survole.
Elles sont un continent de chair.
Un pays écorché, sans peau, à vif.
Karma LeKoran
On croirait des lames ou des diamants.Les jours s'y découpent et les nuits m'entaillent.C'est doux et froid.
Cela n'a de sens que pour les gueux, les purs et les nains.Ceux-là sont mes frères, soeurs athées.Karma LeKoran
En moi un visage crie, se déforme, devient toi.Les ondes s'étranglent, se nient.Mon corps est une bouche ouverte.
Je disparais sans arrêt.Karma LeKoran
Et je serai sans rides.J'ai cliqué dans la lumière et tout s'est rompu.Le cartilage des ombres, les voix violacées, les mépris saturés. Ensuite, moi.Juste moi, c'est tout.Karma LeKoran
Tout est différent ici.
Les sons n'ont plus de hauteur.
C'est à peine si leur mémoire me rejoint.
Les cellules et les vaisseaux cohabitent pour la forme.
On dirait qu'il n'y aura plus rien. Plus jamais rien.
Karma LeKoran
J'irais m'y brûler.Ça porterait les ombres plus loin.Elles révéleraient ta forme entière.Non pas que tu sois une caverne.Ni même une métaphore du récit de Platon.Non.Seulement, l'éclairage ici, dans ta cage thoracique, me rappelle le regard fou des oisillons au fond d'un nid.Karma LeKoran
Parce que rien n'est complet dans cette arène.Rien ne permet d'assumer la survie de tes souffles.À peine le temps d'une implosion.Et encore...Il faudrait qu'elle te soit utile.Karma LeKoran
C'est ma façon de respirer.Être transpercé.Les rayons X sont une illusion.Une ligne absente.Même la chaleur a froid.C'est pourquoi tout est noir ici.Je t'offre mon profil et tes poumons suffoquent.
Karma LeKoran
Tu ne veux plus de moi.Je ne comprends pas.Suis-je trop vivant pour toi ?Trop près de ce qui t'effraie ?Aurais-tu peur du bonheur que je t'offre ?Pourquoi retenir ta respiration depuis si longtemps ?Karma LeKoran
Parce que mon sang n'en vaut plus la peine.Celui qui circulait en moi t'appartient maintenant.Il est en toi.Ce n'est déjà plus le nôtre.
Je ne sais pas comment cela s'est fait.C'est ainsi.Voilà tout.Karma LeKoran
Me voici à nouveau au coeur de ton corps.Cette fois je n'étouffe pas.Je me débats.Entre les yeux de Röntgen et la plaque sensible mon ossature se mêle à la tienne.Il n'y a rien.De la lumière, du vent ancien, une mauvaise mécanique.Nos profils ont froid et leur sang n'est plus.L'ionisation nous aura.Karma LeKoran.
Je sais...Nulle suie est digne d'une flamme ennemie.Est-ce une raison pour abandonner l'éclat ?Karma LeKoran
Mes visions brûlent.De cendres elles allègent le corps.Je ne suis plus là.Le dedans de ton corps feint le dehors.Quelle étrange substance imperméable.Quelle chaleur s'empare de mes yeux.Tout ce que je regarde prend en feu.Même la voix des petits enfants, des vieillards et des pinsons.Tout ce temps à ne rien faire.Juste un peu de salive sur la cendre de mes visions.Karma LeKoran